TOP 10: Les poissons les plus dangereux du monde

Avant de commencer cette liste des poissons les plus dangereux du monde, il est important de mentionner les créatures marines qui ne seront pas intégrées dans ce classement. Tout d’abord, il y a les requins. Il est évident que si nous devions les mentionner ici, ils occuperaient la majeure partie du Top 10. Les requins méritent un classement qui leur est propre, et seront donc écartés dans cet article.

Ensuite, il y a les méduses. Beaucoup de gens ne savent pas dans quelle catégorie mettre ces invertébrés visqueux, mais une chose est sûre: ce ne sont pas des poissons! De plus, beaucoup de méduses sont dangereuses et elle méritent aussi un classement pour elles seules.

Vous allez constater que même après avoir enlevé ces 2 catégories de créatures marines, il y a encore beaucoup de poissons dans les rivières, les lacs et les océans du monde qui sont plus que capables de nous tuer.

Pour arriver à nous mettre en danger, beaucoup ne dépendent pas uniquement de leur taille, de leur vitesse et de leurs dents pointues comme le font les requins. Au lieu de cela, ils ont une gamme d’armes naturelles comme le venin, la suralimentation électrique ou autres attributs très étranges…

#10 – Candiru

Candiru

Aussi connu sous le nom de « poisson cure-dent » en raison de sa forme élancée, le candiru (Vandellia cirrhosa) est l’un des habitants les plus notoires du fleuve Amazone. La réputation désagréable de ce minuscule poisson-chat provient probablement de son autre nom: le « poisson vampire ». Le candiru se nourrit en s’attachant aux autres branchies des poissons et en puisant dans les nombreux vaisseaux sanguins qui s’y trouvent.

Ce que ce petit poisson espiègle est censé faire aux humains est bien pire qu’un petit suceur de sang. L’histoire raconte que le candiru a la fâcheuse habitude de s’introduire dans le pénis des hommes où il devient pratiquement impossible de l’enlever en raison de ses épines tournées vers l’arrière. Pire que ça: vous n’avez même pas besoin d’entrer dans l’eau pour être vulnérable aux attaques. Une victime a affirmé que le petit monstre de la rivière a nagé dans son jet d’urine et s’est inséré. Ca paraît fou ? Pourtant, cet article de France TV Info relate cet événement très étrange.

Cela dit, il est clair que ce cas unique paraît trop bizarre pour être vrai, et il est fort probable qu’il s’agisse en fait d’un mythe urbain. Le biologiste marin américain qui a enquêté sur l’affaire a suggéré que la probabilité d’être attaqué par un candiru de cette manière était à peu près aussi probable que « d’être frappé par la foudre tout en étant mangé par un requin ». En même temps, c’est sûrement mieux comme ça. Si ce n’était pas le cas, on serait vraiment tentés de placer ce poisson plus haut dans la liste!

#9 – Murène

Murène

Les murènes sont en fait 200 espèces distinctes de poissons, mais c’est le murène géant qui nous intéresse le plus. Bien qu’il ne soit pas exactement gigantesque, il s’agit toujours d’un poisson assez gros pour causer de graves dommages. Ils peuvent atteindre jusqu’à 3 mètres de longueur et peser jusqu’à 30 kg, ce qui les place assez haut dans la chaîne alimentaire.

La murène possède également trois rangées de dents très pointues et deux jeux de mâchoires puissantes. En fait, tous les poissons ont deux paires de mâchoires, mais la murène est la seule à pouvoir tirer ses deuxièmes mâchoires vers l’avant afin de faire glisser sa proie dans sa gorge.

Bien que les humains ne soient pas au menu de la murène, il y a eu beaucoup d’attaques au fil des ans. Ce n’est pas que ces anguilles soient particulièrement agressives, elles sont assez timides et n’aiment tout simplement pas être dérangées lorsqu’elles se cachent dans leurs terriers. De plus, elles sont connues pour avoir une mauvaise vue !

L’un des scénarios les plus courants pour une attaque est lorsque les plongeurs nourrissent à la main des murènes. Lorsqu’elles attaquent, la morsure qui en résulte peut être plus grave que vous ne l’imaginez. Il y a eu de nombreux cas de pouce et de doigts plus ou moins mordus et d’autres incidents dans lesquels une chirurgie reconstructive majeure a été nécessaire après une morsure dans l’os. Une fois que la murène a fermé ses mâchoires sur une victime, elle est très difficile à retirer et ne peut pas se libérer, même si elle meurt !

De plus, comme c’est le cas pour de nombreux poissons de récif plus haut dans la chaîne alimentaire, il est déconseillé de manger des murènes. En effet, elles accumulent des niveaux élevés de ciguatoxines dans leur alimentation, et 57 personnes des îles Mariannes en ont fait les frais lorsqu’elles ont été frappées d’intoxication après avoir mangé un ragoût avec juste la tête de la murène dedans.

#8 – Poisson-Tigre Goliath

Poisson-Tigre Goliath

Le poisson-tigre est parfois appelé le « piranha africain », mais cela ne rend pas vraiment justice à ce poisson terrifiant. Comme ses cousins ​​d’Amérique du Sud, le poisson-tigre peut chasser en groupe et a des mâchoires puissantes bordées de dents acérées, mais son aspect est beaucoup plus effrayant.

Pesant jusqu’à 70 kg pour près de 1,6 mètres de longueur, ces poissons sont également connus pour leur tempérament plutôt vicieux. Et au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, le poisson-tigre Goliath a des dents impressionnante, 32 au total, faisant toutes la même taille que celles d’un grand requin blanc.

Trouvé dans les eaux troubles du fleuve Congo et du lac Tanganyika, la légende locale dit que l’esprit maléfique « Mbenga » pénètre dans le poisson et le fait attaquer les gens. Mais ce ne sont pas seulement les gens que ces monstres sont connus pour attaquer.

Apparemment, même le crocodile est au menu ! Des rapports documentés ont été établis sur des morsures prélevées sur les plus gros reptiles. Même les oiseaux ne sont pas en sécurité, un film récent montrant des poissons-tigres sautant hors de l’eau pour attraper des oiseaux volant à basse altitude pour pêcher.

#7 – Piranha

Piranha

Un autre résident d’Amérique du Sud est l’un des mangeurs d’hommes les plus notoires de tous, le piranha. Équipé de dents acérées, ce poisson tueur est bien connu pour ses attaques frénétiques dans lesquelles un banc peut dépouiller un homme jusqu’aux os en moins d’une minute.

De toutes les espèces de poissons carnivores, c’est le piranha à ventre rouge (Pygocentrus nattereri) qui a la réputation la plus redoutable. Pouvant atteindre 50 cm de long, ces poissons ont les dents les plus pointues et les mâchoires les plus fortes de tous les piranhas. Plus effrayant encore: ils vivent en groupes allant jusqu’à une centaine d’individus.

Si l’histoire s’arrêtait là, le piranha serait un peu plus haut dans notre liste de poissons mortels. Pourtant, dans la réalité, une grande partie de la réputation de ce poisson tueur est un battage médiatique basé sur des légendes, même s’il existe évidemment un élément de vérité.

Au fil des ans, il n’y a eu que quelques attaques meurtrières de piranhas documentées. Ils sont loin de représenter le « fléau de l’Amazonie » comme on cherche à nous les présenter. Cela dit, ils sont plus que capables de mener le genre d’attaque dont nous avons tous entendu parler et sont responsables d’innombrables blessures plus ou moins graves.

D’où vient leur réputation de tueur ? Difficile à dire, mais il est certain qu’elle a été renforcée par le film d’horreur « Piranha » des années 1970, qui a profité du succès des « Dents de la Mer ». Cependant, c’est dans les années 1900 que leur mauvaise réputation a vraiment commencé à émerger.

Un jeune Theodore Roosevelt (ancien président de l’Amérique) a visité l’Amazonie et les pêcheurs locaux ont tenu à l’impressionner par une démonstration du comportement féroce des piranhas. Ils ont bloqué une petite zone d’eau pleine de piranhas et les ont affamés pendant plusieurs jours.

Lors de la visite de Roosevelt, une vache malheureuse a été jetée à l’eau. Ne manquant pas d’être à la hauteur de leur réputation, les piranhas ont rapidement dévoré la vache en la réduisant en squelette en quelques minutes. Ignorant que cet épisode avait été organisé juste pour lui, Roosevelt a mis sur papier son expérience avec le « poisson tueur ».

#6 – Poisson-Globe

Poisson-Globe

Appelez-le comme vous voulez, poisson-globe, poisson à houle ou même Fugu, il est difficile d’imaginer comment quelque chose de plutôt mignon pourrait vous tuer. En fait, il est difficile de ressentir autre chose que de la sympathie pour ces malheureux petits poissons.

Sachant qu’il s’agit d’un piètre nageur, la seule défense du poisson-globe contre les prédateurs consiste à avaler quelques gorgées d’eau et à gonfler comme une balle. Si cela ne permet pas d’effrayer un chasseur potentiel, c’est généralement une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui s’approchent. En effet, le poisson-globe est le deuxième animal le plus toxique sur terre !

Le poisson-globe contient la tétrodotoxine toxique (TTX) qui se trouve également dans la pieuvre à anneaux bleus et qui est au moins 20 fois plus puissant que le cyanure. Le seul animal capable de produire un poison plus puissant est une grenouille toxique.

Les symptômes d’une intoxication par le poisson-globe commencent généralement par des picotements et un engourdissement des lèvres, suivis de vertiges et de nausées. Après cela, les choses peuvent rapidement dégénérer avec un choc et une paralysie musculaire. Si cela se produit, la victime est incapable de respirer, entraînant la mort en quelques heures. Il n’y a pas d’antidote.

Étrangement, cela n’empêche pas les gens de manger du poisson-globe. Au Japon, beaucoup sont prêts à lâcher de grandes sommes d’argent pour avoir ce privilège. Tant que le poisson est préparé correctement, ce qui implique d’éliminer toute trace du foie et d’autres organes internes, il peut effectivement être mangé.

Malheureusement, cela est plus facile à dire qu’à faire et seuls les chefs autorisés à le préparer ont le droit de s’y attaquer. Leur formation dure jusqu’à 2 ans et a un taux d’échec supérieur à 50%. Malgré cela, manger du « Fugu » (son nom japonais) peut faire penser à la roulette russe avec environ 5 personnes qui meurent chaque année… Bon appétit !

#5 – Anguille électrique

Anguille électrique

L’anguille électrique (Electrophorus electricus) est une créature fascinante. Malgré son nom et sa forme, ce n’est pas du tout une anguille mais un parent des poissons-chats. Trouvés dans les eaux boueuses et troubles des bassins de l’Amazone et de l’Orénoque, ces poissons sont des respirateurs buccaux qui avalent de l’air à la surface en raison de la faible teneur en oxygène de l’eau. Ce manque de visibilité dans l’eau fait également de la chasse aux proies un véritable défi, et l’anguille utilise ses pouvoirs électriques comme une sorte de radar. Mais ce n’est pas de là qu’elle tire son nom…

Mesurant jusqu’à 2,5 mètres de long pour 20 kg, près de 80% du corps des anguilles électriques est dédié à la production d’électricité. En fait, comme une énorme batterie ces poissons peuvent émettre un choc de 600 volts et 50 milliampères. Certes, ils ne peuvent le faire que pendant une fraction de seconde, mais cela est suffisamment long pour paralyser les proies (petits poissons) dans un moment de stupeur, après quoi l’anguille électrique peut facilement les aspirer.

Cet effet de type « Taser » n’est pas seulement utilisé sur les proies, mais aussi sur les prédateurs potentiels. Bien qu’il soit peu probable qu’un seul choc d’une anguille électrique tue une personne en bonne santé, l’effet ressenti est un peu comme être frappé par un pistolet paralysant assez puissant. Évidemment, cela s’avère problématique quand on se trouve dans l’eau car les chances de noyade sont plus importantes. De plus, l’anguille électrique est capable de délivrer plusieurs chocs et, dans certains cas, cela peut suffire à provoquer une insuffisance respiratoire ou cardiaque.

#4 – Grand Barracuda

Grand Barracuda

Un rapide coup d’œil à la photo ci-dessus sera probablement suffisant pour vous convaincre que le barracuda a bien sa place sur cette liste. Il existe en réalité 22 espèces de barracuda mais seul le grand barracuda (Sphyraena barracuda) a été impliqué dans des attaques contre l’homme. D’une longueur maximale de 1,8 mètres et avec une bouche pleine de dents énormes et tranchantes, ce poisson en forme de missile est plus que capable d’infliger de graves dommages.

Pour être honnête envers le barracuda, il faut mentionner qu’il ne cherche pas à attaquer les humains. En effet, il s’intéresse principalement aux poissons de petite à moyenne taille. Pour les chasser, il utilise des tactiques d’embuscade et son incroyable vitesse.

Il semble que dans de nombreuses attaques enregistrées contre les humains, des objets brillants tels que des bijoux aient pu être impliqués. On pense qu’ils attirent les barracudas qui les voient scintiller et les confondent avec leurs proies habituelles. D’autres incidents ont eu lieu avec la chasse sous-marine où ils tentent de voler le poisson de la lance.

Le résultat d’une telle attaque peut être grave, laissant la victime avec des lacérations profondes, entraînant souvent des lésions des tendons ou des nerfs. Dans le pire des cas, cela peut aller jusqu’à une rupture des vaisseaux sanguins. La guérison nécessite alors souvent des points de suture, parfois des centaines…

Les barracudas ont également la réputation de blesser occasionnellement des personnes dans des bateaux lorsqu’ils sautent hors de l’eau comme une sorte de missile sol-air avec leurs dents. Dans une attaque signalée en Floride, une kayakiste a été presque tuée lorsqu’elle a été frappée par un barracuda, la laissant avec des côtes cassées et un poumon perforé.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu que le barracuda est en fait l’un des poissons les plus meurtriers au monde, sachez qu’il en a certainement le potentiel. Statistiquement, les chiffres vous donnent quand même raison: il y a eu très peu de cas graves d’attaques de barracudas.

Mais attention, il y a autre chose… Si jamais vous êtes tenté de manger un barracuda, ne le faites pas ! Leur chair contient souvent de la « toxine de ciguatera » incroyablement toxique qui vous fera vous sentir très mal. Les symptômes peuvent durer de quelques semaines à plusieurs années et, dans des cas extrêmes, jusqu’à 20 ans.